Des mois déjà que je me dis que je devrais plaquer mon boulot et partir vivre à l'étranger tant que je le peux encore (jeune, célibataire et sans enfants).
Et voilà qu'au mois d'octobre 2012, j'apprends qu'il va y avoir une restructuration de ma boîte, et que par là même, mon poste est supprimé. Des offres de reclassement me sont faites, certaines très intéressantes, je dois l'avouer. Seulement voilà, c'est le moment où jamais de partir.
Avec ma prime de départ, j'ai de l'argent; sans travail, j'ai du temps et l'opportunité.
Je refuse donc lesdites propositions et me retrouve "en reconversion professionnelle" (beaucoup plus classe que chômeuse, non?) début mars 2013 et commence des recherches pour partir travailler à Londres. Et puis, mes rendez-vous à Pôle emploi s'enchaînent et je réfléchis également à l'idée de reprendre mes études.
Et cette dernière solution paraît soudain bien plus simple... pourquoi partir et donc repartir à zéro, dans une ville inconnue, sans travail, quand on peut rester bien tranquillement dans sa zone de confort, avec sa famille, ses amis, ses petites habitudes? Peut-être parce "Magic happens outside your confort zone"?
Oui, je le sais, mais la peur de rater, de me planter lamentablement me paralyse tandis que les jours défilent et que je continue de m'accrocher à un hypothétique statut d'étudiant.
Le 3 juillet, en plein milieu de notre visite au milieu du Louvre, vibration de portable et acceptation à l'IPAG de Nantes pour passer des concours de la fonction publique.
La joie m'étreint!! La porte de sortie de ma lâcheté! La préservation de ma zone de confort! Je m'emballe, part même à la conquête d'une colocation pour la rentrée!
Oui mais voilà, je ne suis pas heureuse....la joie ressentit n'est pas celle d'avoir enfin trouvé ma voie, mais simplement la douce victoire de l'absence d'échec.
En regardant les photos de la page facebook de Pharrell Williams (oui, ça ne s'invente pas!), je tombe sur cette image:
La réponse est claire: partir et vivre à l'étranger!
Mais le déclic, je ne l'ai même pas à ce moment-là.
Lundi 13 juillet 2013: une page Yahoo annonce le décès d'un jeune homme de 31 ans, star de la série américaine Glee. Le show dont le premier tube est "Don't stop believing". Un gars super talentueux et attachant, qui avait l'air très sympa et simple. Un gars qui avait la vie devant lui. R.I.P.
Cory Monteith, malheureusement, ton départ, c'est mon "kick in the butt": partir, c'est mon rêve. Je sais que si je ne le fais pas maintenant, quand c'est possible, je ne le ferai jamais et ce sera sans aucun doute, l'un des plus grand regret de ma vie.
Alors oui, ça ne va pas être extrêmement facile, même parfois vraiment difficile, mais j'ai envie de me prouver que je peux le faire; que, même si c'est cliché, cela reste terriblement vrai: la vie est bien trop courte pour passer à côté, ou encore pire, rester assise à la regarder se dérouler en pensant "si seulement...".
C'est ma chance, mon rêve et il faut que j'y crois de tout mon cœur, et que je m'y accroche: hold on to that feeling.


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